Payer moins d’impôts en investissant dans une SCPI

Payer moins d'impôts

Publié le : 04 septembre 20185 mins de lecture

Face à la pression fiscale, la question comment réduire ses impôts se pose souvent auprès des contribuables. Dans la majorité des cas, investir dans l’immobilier occupe la première place en matière de défiscalisation. Toutefois, on n’a pas toujours les moyens d’investir en direct en Malraux, en déficit foncier ou en Pinel. À la place, il suffit d’acquérir des parts de SCPI ou sociétés civiles de placement immobilier. Ainsi, on bénéficie d’une réduction d’impôts non négligeable.

Généralité sur les SCPI fiscales

Tout comme les placements immobiliers directs, un investisseur dispose d’avantages fiscaux à la suite de son placement. On parle des SCPI fiscales qui ne sont pas comme les SCPI de rendement. On note que les SCPI fiscales répondent aux mêmes règles que les autres dispositifs de défiscalisation immobilière. L’investisseur profite dans ce cas des avantages fiscaux rattachés. Si les SCPI de rendement sont dédiées à l’immobilier tertiaire, les SCPI fiscales sont plutôt investies dans l’immobilier résidentiel. Pour un investissement en SCPI, il n’y a pas de garantie. En cas de défaillance de la société, il y a de grands risques de perte de la mise. Pour éviter les risques ou les limiter, il est essentiel de bien choisir sa société de gestion. Quant à la durée d’engagement, elle est basée sur le long terme. Il est fortement recommandé de conserver ses parts jusqu’à ce que la société soit dissoute (dans les environs de 12 à 15 ans. Une revente anticipée ne pourra pas apporter de bénéfice. Trouver un acheteur n’est pas du tout une tâche facile. Pour en savoir davantage sur les différents dispositifs pour réduire ses impôts, cliquez ici.

Quelles sont les différentes SCPI fiscales ?

On compte 3 différents types d’investissement en SCPI fiscales :

  • SCPI Pinel : on doit répondre aux mêmes conditions que pour l’investissement Pinel en immobilier locatif. Il s’agit dans ce cas d’un dispositif de défiscalisation dans l’immobilier locatif dans le neuf. Le plafond annuel est fixé à 300 000 euros. Aussi, il est obligatoire de garder ses parts de SCPI pour une durée qui varie entre 6, 9 et 12 ans pour bénéficier de l’avantage fiscal. Réduire ses impôts sur le revenu en adoptant ce dispositif n’engendre aucune contrainte de gestion ;

  • SCPI déficit foncier : quand on cherche à savoir comment payer moins d’impôts, on peut également miser sur les SCPI déficit foncier car c’est l’objectif d’un tel investissement. Le déficit foncier est à prendre lorsque les charges déductibles sont plus élevées que les revenus. On investit dans ce cas sur des immeubles à rénover. L’avantage de ce type de SCPI fiscale: on profite des privilèges  liés à la SCPI en général ;

  • SCPI Malraux : on bénéficie du dispositif  Malraux, ce qui accorde une réduction d’impôt de 30 % du montant des travaux. on investit sur des actifs à rénover qui se situent dans des zones géographiques bien précises pour une durée de maintien des parts de 9 ans.

Les contraintes à prendre en considération

En étudiant la question comment payer moins d’impôts en investissant en SCPI fiscales, il faudrait tenir compte de certaines contraintes. Certes, ce type de placement génère des atouts fiscaux, mais il représente aussi des inconvénients pour certains investisseurs. La contrepartie relative à l’investissement est le blocage de l’épargne pendant 15 à 18 ans. Si on n’est pas patient, le mieux serait d’opter pour un autre moyen de défiscalisation. Aussi, on doit s’acquitter de frais élevés lorsqu’on décide de vendre ses parts. La revalorisation de la part peut s’élever jusqu’à 10 à 14% du prix au départ. Il est fortement conseillé de voir de près sa situation actuelle avant de se lancer dans un placement en SCPI fiscales pour éviter les pertes.

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